Fonctionnalités · DHIS2 et santé publique
Connecteur DHIS2 et données de santé publique
Dernière mise à jour : 8 octobre 2026
Un ministère de la santé a besoin de savoir combien de médecins, de pharmaciens ou de sages-femmes exercent, et où. Les ordres le savent. Tindoka relie les deux par un connecteur DHIS2 (la plateforme du système national d’information sanitaire dans de nombreux pays) avec une règle stricte : rien que des nombres, jamais une personne.
Agrégé par construction
Tout ce qui part vers DHIS2 traverse une vérification juste avant l’envoi : la charge ne peut contenir que des identifiants DHIS2, des codes de période et des nombres entiers. Un nom, un numéro de téléphone ou une date de naissance n’ont pas cette forme : la fonction refuse d’envoyer plutôt que de laisser passer une donnée personnelle. Ce n’est pas une promesse écrite dans un contrat, c’est une barrière dans le programme.
La discrétion des petits effectifs
Un effectif de deux personnes dans une préfecture suffit parfois à identifier quelqu’un. Sous un seuil, l’effectif ne part pas ; une seconde case se tait avec lui pour qu’on ne le retrouve pas par soustraction, et le total lui-même se tait s’il est trop petit. L’administrateur de l’ordre voit les chiffres exacts ; DHIS2, qui est un tiers, ne les voit qu’agrégés.
Un réglage que l’administrateur fait seul
L’écran du connecteur dit quoi demander à l’équipe DHIS2 du ministère, où coller les accès (qui sont chiffrés et jamais réaffichés), et comment faire correspondre les régions de l’ordre aux unités d’organisation de DHIS2. Un essai à blanc précède tout envoi : DHIS2 contrôle la charge sans rien importer. Les envois se font par période, mois ou année ; une période en cours n’est pas envoyée, pour ne pas laisser un chiffre provisoire.
Sans accès direct au serveur du ministère, l’administrateur télécharge la même charge en fichier : un fichier prêt à importer dans DHIS2, et un tableau lisible. Il les remet à la DSNIS, qui les importe elle-même. Le fichier passe par la même vérification que l’envoi.
L’API des partenaires
D’autres institutions (une caisse, une agence, une direction régionale) peuvent recevoir une clé nommée, qui ouvre ce que l’administrateur coche (effectifs agrégés, vérification des pièces, tableau public) et jusqu’à la date qu’il fixe. La clé ne se relit pas après sa création, elle s’arrête à la date fixée, et ses appels sont comptés.
Le centre d’opérations d’urgence
Le même moteur fait tourner un centre d’opérations d’urgence de santé publique : niveaux d’activation, main courante, organigramme de gestion d’incident, situation, cas, foyers et contacts, vaccination de riposte, échantillons et laboratoire, centres de traitement, stocks, matrice 4W des partenaires, bulletin épidémiologique hebdomadaire. Dix-huit fonctions présentées sur la page santé publique.
La carte des effectifs
Dans l’espace de l’ordre, la répartition des membres se lit par région, par préfecture et sous-préfecture, rapportée à la population pour repérer les zones sous-dotées ; une projection estime le tableau à cinq et dix ans. Ces vues sont collectives : elles ne montrent jamais l’adresse d’une personne.
Pour les ordres de santé, l’atlas va plus loin : les villages loin d’une structure de soins, mesurés par la route, les déserts de demain où la relève va manquer, et un indice de fragilité sanitaire avec son simulateur. La liste des 4 318 structures de soins se met à jour depuis l’export du DHIS2 : l’application montre chaque écart, et une personne choisit ce qu’elle retient.
Pour qui
Le connecteur sert les ordres de santé (médecins, pharmaciens, sages-femmes), les ONG de santé et les directions de la santé. La charte d’interopérabilité de Tindoka fixe ce qui peut sortir d’un espace, et ce qui n’en sort jamais.
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